 Point de vue de John Balayan sur les objectifs de l’association L’association « Ecole de surf du Souss… » a pour objet la promotion du surf dans la région de Souss-Massa-Drâa. Ma grande expérience de 25 ans dans le domaine du surf dans le monde entier (Pyrénées atlantique ; Californie ; Australie ; Tahiti ; Hawaï ; Bali ; Maroc) m’autorise à pouvoir développer un certain nombre d’idées. Dans le cadre de cette longue expérience, j’ai constaté que les pays protégeant le mieux l’intégrité des plages, les préservant dans leur état naturel, sont ceux là même où le surf s’est développé et continue de se développer. Ainsi, l’Australie est-elle un modèle du genre avec sa politique consistant à préserver les plages vierges, la flore et la faune des alentours, et à concentrer le tourisme de masse à un point donné, comme elle le fait par exemple à Surfers Paradise (au Nord de Brisbane). Surfers Paradise, Australie Un autre exemple, géographiquement plus proche, est celui des Pyrénées atlantiques (Sud Ouest de la France) dont j’ai été à Biarritz un des acteurs de la promotion du surf à travers Guetary Surf Shop qui fut mon magasin et la marque Gotcha introduite par moi en Europe. Lors de mon arrivée à Biarritz dans les années 80, la région du Sud Ouest était pratiquement désertée et boudée par tous, la mode étant d’aller sur la côte méditerranéenne. Pratiquement seule une petite poignée de surfeurs australiens et californiens fréquentaient la région du Sud Ouest de la France. A leur suite, de grandes marques de surf américaines et australiennes se sont installées là-bas avec les conséquences économiques que l’on connaît maintenant dans la région de Biarritz, laquelle a su préserver la qualité de ces plages.  A gauche, un des premiers surfeurs de la mouvance hippie…Biarritz, France  A gauche, la première revue française de surf, née à Biarritz. A droite, la première compétition professionnelle à Biarritz : Le surf Master. Concernant le Maroc où je pratique le surf depuis 8 ans, la question qui se pose est que faire pour que le surf s’y développe ? Je tiens à préciser que selon moi le développement de ce sport est largement en dessous de ses capacités, malgré les potentialités existantes dans la région de Souss Massa, et ailleurs. Ainsi le surf n’existe t’il pour l’essentiel que dans la seule région de Taghazout où les surfeurs finissent par se bousculer, faute de place suffisante pour exercer leur passion. J’estime pour cela que les régions d’Aglou, Sidi Ifni et Plages blanches devraient promouvoir le surf, notamment en permettant aux surfeurs marocains et étrangers de pouvoir exercer ce sport dans les meilleures conditions écologiques et esthétiques (préservation des plages naturelles). Seules des plages préservées, en effet, ne manqueront pas d’attirer un grand nombre de surfeurs du monde entier.  Surf à la Pointe des ancres, Maroc. Afin de faire la promotion de ces plages, il conviendrait : 1) d’organiser une grande compétition internationale à la « Pointe des ancres » située à 1 km au nord de Taghazout, là où le surf marocain a commencé ; 2) d’éditer un magazine de surf digne de ce nom ; 3) de confier ce travail à des surfeurs authentiques, passionnés et expérimentés ; 4) de soutenir économiquement les meilleures associations de surf, telle que, par exemple, l’association de surf basée à Sidi Ifni ; 5) de nettoyer ces plages, d’y mettre des poubelles et d’y installer des stations d’épuration ; 6) de sensibiliser habitants et visiteurs au maintien de la propreté des plages. Agadir, le 25 octobre 2007, John BALAYAN 
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